TOC TOC TOC…

Débuter une saison avec un TOC … pourquoi pas un TIC ? Ha ! non, il s’agissait d’un Trouble Orchestral Compulsif…, rien d’Obsessionnel donc… quoique !

En tout cas le Théâtre Michel Portal affichait complet, sans pouvoir accepter un spectateur de plus ! Et il y avait « du beau monde » dans les fauteuils, et, pour ne pas faire de jaloux je ne citerai que Maestro Michel Plasson, qui a été le déclencheur de mon TOC musical il y a… quelques années , lors d’un concert donné à l’Université Paul Sabatier de Toulouse dans un simple amphi… concert gratuit, bien évidemment ! avant que l’Orchestre et le Maître n’investissent la Halle aux Grains et que nous ne fassions des queues monstres pour l’intégrale des Symphonies de Beethoven … avec une prise de conscience que le cor est un instrument bien difficile !

Et quel plaisir de le retrouver avec sa gentillesse pour évoquer d’autres grands moments, échange interrompu un peu vertement par un personnel du théâtre « qui voulait fermer »…

Mais revenons au concert d’hier soir ! Aurélien Pascal est un fabuleux violoncelliste, tout en précision, élégance, virtuosité, et le « concerto pour violoncelle et orchestre à vent » de Friedrich Gulda lui a donné la possibilité de faire apprécier toutes ses qualités ! Surtout avec la baguette claire et précise de notre nouveau chef titulaire. Benjamin Lévy a poussé tous les excellents vents de Iparraldeko orkestra dans leurs meilleurs retranchements. C’était aussi sans compter les excellents batteur et guitaristes électriques… dont un certain Marin Béa, totalement époustouflant.

Un très grand moment de musique, contemporaine certes mais aussi populaire, le Stade Jean Dauger d’était pas bien loin… En tout cas Friedrich Gulda bien connu pour ses interprétations de Mozart et Bach, comme ses amis de la « vienese troïka » Paul Badura-Skoda et Jorg Demus, a eu aussi une carrière beaucoup plus éclectique, de jazz, de musique originale comme ce concerto que nous avons eu la chance d’écouter hier soir….

TOCTOCTOCTOC, aussi, avec la 5ème Symphonie et ut mineur de Beethoven, et pas simplement parce que « le destin frappe à la porte » mais surtout parce que ce thème est omniprésent dans l’œuvre… quasiment obsessionnel et dans les mémoires de bien des personnes qui ne connaissent que très peu la musique classique. Répétitif, obsessionnel certes mais toujours éclairé différemment… une maîtrise d’écriture assurée, semée d’embûches dont nos musiciens se sont fort bien sortis hier soir ! Même si, personnellement, j’aurais apprécié un peu plus de drame… mais comment faire dans le Théâtre Portal dont l’acoustique est (un peu ?) difficile.

Quoiqu’il en soit ce fut un bien beau moment et une excellente ouverture de saison. Tous les auditeurs ont perçu la communion entre Benjamin Lévy et « ses » musiciens et surtout le potentiel qui va se révéler bien vite…

A très bientôt donc pour découvrir comment est « fabriquée » cette symphonie… à Saint Etienne de Baïgorry et à Cambo les Bains !

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